François Constant. 23 ans. Shutterbug.
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  • IT WAS A BAD IDEA

    “Le développement c’est trop dur…”

    Combien de fois j’ai entendu ce genre d’excuses…


    « C’est trop compliqué »
    « J’ai pas la place chez moi »
    « J’ai pas la patience ni le temps »


    Avant toute chose, il faut savoir que le développement consiste simplement à révéler les photos sur une pellicule.
    Beaucoup de personnes confondent le développement et le tirage, qui lui consiste à « imprimer » la photo sur un papier spécial à l’aide d’un agrandisseur dans la fameuse pièce à la lumière rouge. Ce sont deux étapes bien distinctes.

    J’ai eu envie de faire un petit billet sur le développement parce que je trouve ça dommage que les gens se trouvent des excuses pour ne pas s’y essayer.

    Je ne parlerais ici que de développement de films noir et blanc. Je ne fais pas de films couleurs je ne peux donc pas me prononcer sur le sujet.

    Commençons par le début :

    Pour développer un film il vous faut 4 choses indispensables :
    - Une pièce imperméable à la lumière ou un manchon de chargement
    - Un Kit de développement
    - Un évier avec un robinet d’eau courante ou l’ont peut avoir une eau à 20°c
    - Un chronomètre

    Pour ma part, j’ai opté pour un manchon de chargement. Ça coute 37,90€ chez CaddyPhoto et c’est bien plus pratique que de devoir bricoler sa porte et/ou ses fenêtres pour se mettre dans le noir complet.

    Le kit de développement lui est parfait car il contient tout ce dont vous avez besoin pour développer votre film, pas besoin de se prendre la tête. Il coute 64,90€ chez CaddyPhoto.

    Tout le monde a un évier chez soit… Donc tout le monde a la place !


    Pour les films 135 ou 120, même combat !

    Jusque là, facile non ? Ben c’est tout…

    Je ne vais pas vous faire un tutorial pour vous montrer comment on développe un film, il y en a déjà de très bons sur internet qui vous l’expliqueront surement mieux que moi.

    Voilà quelques liens de tuto sur le développement :
    - http://stenope.artblog.fr/429969/Comment-developper-une-pellicule-noir-et-blanc/
    - http://www.photo-boutique.com/labo.htm
    - http://www.focale-alternative.be/blog/developper-son-premier-film-argentique-noir-blanc-introduction/

    Et ici quelques liens de sites sur les temps de développement :
    - http://www.bw-reeltime.com/
    - http://www.digitaltruth.com/devchart.php

     

    Je trouve que la démarche de développer soit même son film est très importante.
    J’ai déjà eu des problèmes sur des négatifs que j’avais confiés à des « professionnels » et comme je vous l’ai dit dans le billet précédent, si le développement est raté, c’est foutu.
    Au final, c’est comme si vous faisiez des photos numériques et que vous les donniez à une tierce personne pour qu’il les traite/retouche pour vous.

    Appropriez vous votre travail jusqu’au bout !

    Le développement d’un film est une chose extrêmement simple même pour les gens impatient, bordéliques et mal organisés. La preuve, j’y arrive très bien.

    Quand on me dit « j’ai pas le temps », ça me fait doucement rire…

    Vous avez bien le temps de traiter vos photos, d’en faire une sélection, de les retoucher ?
    Et bien développer votre film noir et blanc vous prendra certainement moins de temps.

    En effet, pour une pellicule lambda de 100 ou 400asa, exposée dans des conditions normales, comptez environ 20mn de développement qui comprennent la mise en spire, le bain de révélateur et le bain de fixateur (je ne compte pas le rinçage en suivant car là, vous pouvez faire autre chose).

    … Pas le temps ?!

    La seule excuse valable selon moi est le budget.
Vous n’avez pas tous de l’argent à investir dans un mini labo argentique, ou l’envie d’investir, et je le conçois totalement…

    Cependant, vous avez surement dans votre entourage d’autres passionnés qui développent leurs films et qui se feront un plaisir de partager leur matériel et de vous montrer comment il faut faire…

    En fait, vous n’avez pas d’excuses…

    Pour finir, libre à vous d’investir dans un scanner de négatif pour les numériser, ou d’amener les négatifs chez un professionnel pour qu’il vous face le tirage des photos que vous aurez sélectionnées, voir même qu’il les scanne.

    A vos péloches !!


     

    Déc 28th at 12PM / reblog / 5 notes

    Back in the days…

    Depuis quelques mois, je me consacre exclusivement à la photographie argentique noir et blanc.

    Comme je l’avais dit sur un message que j’avais posté sur mon Flickr : je suis las du numérique.

    L’ère du numérique dans laquelle nous vivons nous apporte tous les jours son lot de petites révolutions, de fonctionnalités high tech « ouffisimes » avec des noms compliqués que seuls nous, passionnés de photographie, pouvons comprendre. 
C’est au final un peu ça qui me pose problème.

    Je ne cracherais pas sur les nouveaux réflex parce que ce sont de vrais bijoux de technologie. Je pense simplement qu’entre l’invention du format RAW couplé aujourd’hui avec des capteurs de la taille d’une carte de crédit (ok j’exagère un peu) et des logiciels toujours plus complets et perfectionnés, on nous facilite un peu trop la tâche. Il est devenu presque enfantin de rattraper n’importe quelle connerie qu’on aurait pu faire lors d’une prise de vue. Corriger l’expo, rattraper une mise au point un peu ratée, voir même aller jusqu’à totalement redessiner un visage et en enlever au final toute la personnalité et les particularités.

    Dans notre société ou l’image et la beauté parfaite priment, le numérique y trouve facilement sa place. 
Personnellement, je me suis régalé plusieurs fois à «perfectionner» un visage sur photoshop, a en refaire la géométrie, a redessiner quelques lignes disgracieuses, à effacer des choses que je ne trouvais pas esthétiques.

    Un jour, je me suis rendu compte qu’au final  je ne ne faisais que tricher, user d’artifices, parce qu’en je n’étais pas capable de montrer la « vraie » beauté des gens dans mes photos.

    A côté de ça, il y a un autre aspect du numérique qui me gène. Le nouveau Nikon 1 par exemple, prend des photos quand on commence à appuyer sur le déclencheur, en gros, l’appareil photo prend l’initiative de faire des photos avant qu’on lui en ai donné l’ordre. En plus avec ses modes automatiques ultra perfectionnés, comment voulez vous arriver à rater une photo ? Sérieux ?!

    Vous allez me dire « ouais ben rien ne nous oblige à shooter en automatique, moi je shoote en manuel…». Là n’est pas la question, les possibilités allant des compacts aux réflex pro sont trop grandes pour s’attarder sur chaque cas, je fais des généralités.
    En numérique, nous sommes assistés.
    On peut gaver des cartes mémoires de photos sans se soucier de quoi que ce soit si ce n’est d’en avoir une de plus si jamais on a été trop cochon sur le déclencheur. 
Quand je vois des potes me dire « putain, j’ai 500 photos à trier pour l’event d’hier qui a duré 1h30… »  je me demande vers ou va la photographie.

    On en est arrivé à un stade ou l’on fait dans la quantité en espérant avoir dans le tas, un peu de qualité…

    J’ai donc choisi de prendre le chemin inverse,  retourner à l’argentique, chercher la qualité avant tout.

    Je suis un amoureux des beaux objets, et pour moi rien n’est plus beau qu’un vieil appareil photo argentique. C’est mon côté un peu « hipster matérialiste » haha.

    L’argentique est une autre vision de la photographie. Je voulais faire un retour aux origines de la photo, du temps ou mon père, passionné lui aussi, utilisait des pellicules, les développait et les tirait lui même.

    Cet aspect plus « matériel » de la photo m’a beaucoup plus, on touche nos photos, on les travaille avec nos mains, physiquement.
    Ajoutez à ça la beauté d’une image dans le viseur dépoli d’un réflex ou d’un moyen format,  la sensation de passer les vues avec le levier d’armement, ainsi que le plaisir faire la mise au point manuellement.

    Ce qui m’a aussi énormément attiré est l’exigence et l’implication que nécessite la photo argentique. Chaque photo a un prix, il faut penser à tout, réfléchir, une fois la pellicule chargée, on n’a plus vraiment le choix il faut faire avec. On ne peut pas vraiment se permettre de shooter n’importe comment. Déjà, ça va finir par couter très cher en pellicules, et ensuite, on n’a pas réellement la possibilité de rattraper une mise au point manquée, ou une mauvaise exposition (bien qu’au tirage, on puisse rattraper quelques problèmes). En plus de ça, le développement est aussi une étape très importante qui va jouer un rôle primordial sur le rendu final de la photo. Là, on ouvre pas Lightroom ou CameraRaw. Si on se rate, il ne suffit pas de fermer la fenêtre et de recommencer, on rate le développement, on tue la pellicule et tout est perdu.

    C’est cette rigueur qui me manquait et dont j’avais besoin, de la patience dont il faut faire preuve pour mener à bien son projet, de A à Z… Et certains savent à quel point je  ne suis pas patient.

    Pourtant, je trouve ça cool de ne pas pouvoir voir immédiatement ce que donne une photo. Le chimping (contrôler immédiatement une photo sur l’écran de son appareil) n’existe pas en argentique. On a le temps d’imaginer nos photos, d’espérer les avoir réussies, de flipper de les avoir ratées, et même parfois d’oublier ce qu’on a pris.

    Ces sensations là, je ne les avais pas avec mon numérique car comme dit plus haut, je shootais comme un connard, et je contrôlais mon écran pour corriger ce qui n’allait pas, sans vraiment savoir pourquoi je changeais les réglages de cette façon.

    L’argentique est aussi un excellent moyen de réapprendre à faire des photos, les penser, mieux s’y préparer, réfléchir à ses réglages et comprendre réellement leur incidence sur la photo et ne pas juste se dire « oh tiens, si j’ouvre d’1/3 de diaph, ça éclaire un peu ça » en regardant son écran. Il faut le savoir à l’avance, sinon c’est foutu.

    Une photo argentique aura toujours beaucoup plus de charme qu’une photo numérique car je sais qu’elle sera authentique.
    Je suis bien plus fier de moi lorsque je réussi à faire une belle photo noir et blanc en argentique qu’en numérique, et je pense que beaucoup d’entre vous peuvent comprendre ça et seront d’accord avec moi.


    Aujourd’hui j’en suis toujours au stade de la découverte, je ne suis pas très content de la majeure partie de mes photos  et j’essaye d’en apprendre un peu plus tous les jours pour me perfectionner et je ne regrette pas mon choix. Le numérique m’a permis de me familiariser avec tous les gros mots de la photo et de la technique, grâce sa capacité illimitée à produire des images.


    Je me lance le “défi” d’arriver à en faire autant, voir mieux, sur une pellicule photo sans pouvoir contrôler le résultat autrement qu’une fois qu’il ne sera trop tard.


    Un blog, mais pourquoi ?

    Voilà maintenant quelques années que je fais de la photo amateur. Je passe énormément de temps sur internet ou j’ai découvert des photographes dont j’apprécie beaucoup le travail et qui tiennent souvent des blogs très intéressants.

    Tout ça m’a donné envie de me lancer dans l’aventure.

    À travers ce blog, j’aimerais simplement partager avec vous ma vision de la photo, vous expliquer mes choix, mes démarches, et vous faire part de mes expériences aussi récentes et simples soient-elles.

    On m’a plusieurs fois demandé des conseils photo. Même si je suis loin d’être un professionnel en la matière, j’aimerais pouvoir moi aussi apporter mon aide à certains, expliquer comment je “bosse” et donner quelques conseils pratiques.

    Je cherche perpétuellement des avis sur internet, sur du matériel photo, des tests, des débats sur des forums. J’aime être rassuré et conforté dans mes choix avant de prendre une décision, pour investir dans du matériel par exemple. J’espère que ce site permettra à certains d’y apprendre des choses intéressantes en ce sens.

    Ce mini blog sera aussi un moyen de parler un peu de mes projets photo, et de mes envies du moment…

    Je pense qu’il traitera en grande partie de photographie argentique car j’ai pris la décision il y a peu de temps, de me consacrer au maximum aux pellicules et aux produits chimiques. Ce sera d’ailleurs le sujet du premier “vrai” billet de ce blog car je ressent le besoin de me justifier vis à vis de ce choix.

    J’ai choisi ce titre IT WAS A BAD IDEA, pour rester dans la lignée de mon Tumblr photo IT WAS A GOOD DAY, mais aussi et surtout pour faire un peu d’auto dérision vis à vis de ce projet de blog avec lequel je ne suis pas très à l’aise tant dans la technique que dans le contenu.

    Bref, au boulot.